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Carmen Dell’Orefice, un modèle d’exceptionCarmen Dell’Orefice, the new Tonner’s inspiration

Robert Tonner a révélé lors de la dernière convention , la création d’une nouvelle poupée inspirée du modèle Carmen Dell’Orefice, flamboyante octogénaire à la carrière d’une longévité exceptionnelle.

Carmen Dell'Orefice
Carmen Dell’Orefice

Elle a commencé sa carrière de mannequin à 15 ans, remarquée en descendant du bus par la femme d’un photographe. Elle a posé pour les grands noms de la photo comme Cecil Beaton, Norman Parkinson et Richard Avedon.

Première couverture de Vogue à 15 ans
Première couverture de Vogue à 15 ans

Sa vie est un roman. Né d’un père immigré italien et d’une mère hongroise, elle commença à poser pour aider financièrement ses parents, séparés mais jamais divorcés. Carmen se maria trois fois, à 21 ans après 5 ans de romance et 3 avortements illégaux. De leur union naquit l’unique fille de Carmen, Laura. Après un divorce pour infidélité du côté de monsieur, Carmen se remarie à 28 ans avec un photographe qui finit par la laisser tomber, effrayé par les responsabilités d’une union et d’un enfant rapporté. Son dernier mariage dans les années 60, à un architecte dura 11 ans. De nombreux amants ont aussi partagé sa vie dont le dernier lui présenta funestement Bernie Madof qui la délesta d’une fortune de plusieurs millions.

Mon rêve fut de devenir ballerine mais une fièvre rhumatismale à 13 ans brisa mes espoirs, j’étais devenue trop grande et mon tonus musculaire avait fondu. J’ai tenté ma chance mais je n’arrivais plus à faire un simple plié sans tomber. Ce fût ma première mort.

J’ai un iMac et un iPad mais je n’arrive pas à taper, j’ai de l’arthrite. La technologie devrait nous être utile et nous ne devrions pas être à son service. Si vous pensez que vous n’avez pas besoin des choses, vous avez probablement raison.

Je ne me suis pas mariée pour avoir des enfants. Je me suis mariée pour être en couple et j’ai eu le bonheur d’avoir un enfant. J’étais aussi une enfant unique, ma mère était plus intelligente que la plupart des femmes de maintenant, elle n’a eu que moi. J’étais également là pour ma fille. Elle savait qu’elle était un enfant désiré, elle m’a et je l’ai (Laura à 60 ans maintenant).

Ma mère m’a appris à coudre, à tapisser, à refaire des meubles, à cuisiner, à compter les sous. Notre loyer était de 30$ à l’époque et on ne bouclait pas les fins de mois. Il fallait souvent mettre la machine à coudre au clou ce qui était un vrai drame.

En tant que modèle, je n’avais pas d’identité, j’étais un caméléon, une actrice muette, une chose amorphe. Je n’avais pas une personnalité folle mais j’avais un caractère solitaire et sérieux. Je n’étais pas une cover girl, j’ai eu plus de couverture de magazines ces quinze dernières années.

Je n’aurais jamais espéré voir autant de choses dans le monde venant de mon milieu. Nous étions pauvres et avions faim. Je lavais mes draps dans la baignoire et les faisais sécher sur un fil, ce qui devenait problématique l’hiver, les draps gelaient sur place.

Les top-models actuels défilent avec une démarche agressive et sexuelle. Il n’y a plus d’élégance, de raffinement et de romance. Tout n’est qu’une vulgaire description de la vie, c’est si triste.

J’ai mis la moitié de ma vie à trouver le bonheur. Cela fait un bout de temps que je suis là et je peux dire que je suis en paix. Le bonheur est une petite indulgence que je m’accorde de temps en temps.

Je ne me suis jamais mariée sans être amoureuse. Je suis une incurable romantique. De nos jours, tout le monde veut obtenir la formule magique et une liste – ils veulent si et ça, blah blah blah. Les gens se trimballent leur liste, ils manquent l’essentiel, l’empathie. La vie c’est une alchimie.

J’avais 16 ans quand je suis tombée amoureuse de mon premier mari. Il avait 26 ans et un fils d’une précédente union. Il était aussi amoureux d’une autre, une femme plus âgée. J’avais peu d’estime pour moi. Le fait que ces mêmes hommes me mettent en couverture du Vogue me faisait oublier mes besoins et mes buts, je ne leur donnais pas les moyens de m’estimer à ma juste valeur. Nous avons essayé mais nous ne savions pas comment rester ensemble.

Maigrir ou surveiller sa ligne n’est pas si compliqué. Il faut juste de la discipline et comprendre votre apport génétique. J’ai toujours voulu être plus petite que je ne suis, un comportement typiquement féminin.

Si un homme a de bonnes relations avec sa mère, en grandissant, son subconscient lui fera choisir une femme qui fera pour lui ce que sa mère a fait. Je ne parle pas de leur faire à manger mais du soutien émotionnel. J’aime les hommes car j’ai un instinct très maternel envers eux.

J’ai subi une double opération des genoux récemment et le chirurgien a autorisé une équipe de tournage. Elle m’a aussi suivi chez le dentiste et chez mon dermatologiste qui me suit depuis 45 ans et qui s’occupe de tout ce qui est silicone. Je veux que les gens sachent que ce n’est pas que de la beauté naturelle.

J’hydrate ma peau avec tout ce qui me tombe sous la main. Mais il ne faut pas de faire d’illusion, ce qui se voit à l’extérieur vient de l’intérieur. Je bois de l’eau et du citron le matin et des tonnes de yaourts pro biotiques.

En affaires, je n’ai jamais su saisir les opportunités quand elles étaient sous mon nez. J’ai raté le coche plus d’une fois. Plusieurs hommes ont voulu me mettre sur la voie mais je n’étais pas amoureuse. Je suis donc restée maîtresse de mon style de vie.

Source : DailyMail

Robert Tonner releaved the creation of a new doll inspired by Carmen Dell’Orefice, the fantastic 80 years old model. Her life is a novel, her destiny so inspiring.

Carmen Dell'Orefice
Carmen Dell’Orefice

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