Après Bettina Dorfmann qui détient le record absolu avec près de 20 000 barbies, Jiang Yang nous explique que sa collection n’est pas un nombre mais un instant d’innocence.
A travers cette interview, ce collectionneur jovial explique comment il vit sa collection.
Comme c’est en anglais, je vous livre un petit résumé.
Il a ouvert par mégarde le cadeau de Noël de sa petite sœur ! Coup de cœur pour sa Barbie (Workout Barbie 1980)
Barbie servait de petite copine à son Musclor
Quand le dessin animé les Maîtres de l’Univers s’est arrêté, il a perdu de l’intérêt pour ses jouets
Barbie n’ayant pas de série, ni dessin animé, son intérêt s’est reporté sur Barbie pour développer son imaginaire
Il a collectionné les premières Blythe (une mine d’or maintenant)
Son premier achat Barbie d’adulte a été la Barbie Calvin Klein
Barbie a été pour lui un moyen de visiter le monde sans bouger de sa chambre tellement elle a de professions et de destinations
Il n’a jamais fait l’objet de railleries au sujet de sa collection et a toujours assumé malgré les préjugés (seuls les gays collectionnent les Barbies).
Mais son père vivait mal ses préjugés sous-entendus
Il y a même des journalistes qui recontactaient ses ex petites amies pour savoir comment elles vivaient sa passion envahissante
Il aime Barbie car à chaque fois qu’il joue avec, il retrouve l’innocence de l’enfance
Il est fasciné aussi par la puissance marketing de Barbie et cela l’inspire dans son travail (responsable marketing pour Transformers)
Il pense que Barbie fait de vous un homme meilleur car elle vous apprend des leçons de vie comme la gentillesse, la lutte contre le harcèlement, la diversité, menant à l’empathie
Il ne s’inquiète pas de ce que deviendra sa collection à son décès car il a apprécié chaque seconde de sa vie à jouer avec Barbie.
Il collectionne pour jouer (voir son Instagram) et non pas pour spéculer.
Il collectionne aussi les chaussures (160 paires), les Transformers (600), les dinosaures (300), les vêtements (6 dressings).
Cette Bandstand Beauty, Barbie de la convention de Philadelphie de 1996, fait partie de mes poupées graal. Son prix atteignant des sommets, il ne me restait plus qu’à créer la mienne.
Voici l’originale, absolument irrésistible avec sa coiffure « beehive« , éditée à 800 ex. pour la convention nationale américaine de 1996. Depuis que je l’ai vue en couverture du Barbie Bazaar de Juillet/Août 1996, elle n’a pas quitté mon esprit de collectionneuse.
Je suis partie d’une Barbie Princesse du Danemark de ma collection, blonde comme il faut avec de longues mèches devant me permettant de créer une frange.
J’ai sacrifié la chevelure d’une barbie playline, ai soigneusement aligné les cheveux, fixés ensuite à la colle spray, autour d’un morceau de rembourrage polyester. (J’essaie au maximum de recycler).
J’ai cousu ma beehive obtenue et ai teinté la chevelure avec des feutres alcool.
Je suis ensuite passer à la peinture du visage. Je n’ai pas voulu effacer les sourcils ni les cils car cela est trop dur à faire pour une débutante, mal voyante de surcroît.
Je me suis contentée d’effacer à l’acétone, yeux et lèvres avant de peindre à l’acrylique. Un petit peu de blush au pastel sec pour finir le look.
La couture a été plus ardue (je débute). Je n’ai jamais trouvé ce tissu lurex rose ! J’ai donc chopé dans mes réserves, ce magnifique tissu Dior, trop épais, mais en attendant de tomber sur le tissu parfait, ça fera l’affaire. J’ai eu un bol fou de trouver ce satin émeraude (mon seul achat). J’ai repeint la seule paire de mules que je possédais, cassée à la bride mais c’est tout ce que j’ai (et oui ! bizarre hein !).
Je ne montre pas les étapes intermédiaires, car je suis très brouillonne, j’en mets partout. Le chaos sur ma table de travail est en accord avec le chaos créatif dans mon crâne.
Au final, j’éprouve plus de satisfaction à avoir créé cette Barbie, que d’avoir fouillé le net à la recherche de la perle rare. Comme je n’accorde aucune valeur marchande à ma collection, cette Bandstand frenchie me va parfaitement.
Mattel fait revivre la vibe des années 80, couleurs flashy et cheveux choucroutés.
Diva fut la Barbie qui m’a fait reprendre contact avec le monde de Barbie. Elle n’était pas blonde et cela suffisait à mon bonheur.
Dans les années 80, n’existait que la playline pour nous contenter. Il m’a fallu un voyage aux Usa pour « plonger » dans l’univers de la collection.
Cette édition est fidèle à l’originale. Ce n’est pas du tout mon style de poupées et pour rien au monde, je ne veux me souvenir des cette période années 80 et revivre mon adolescence ni la culture qui va avec.
Bob Mackie signe une nouvelle Barbie dans son style si reconnaissable : broderies et sequins ?
Le glamour s’affadie chez Mattel (tout comme leur inspiration pour les titres des poupées). L’époque étincelante Bob Mackie est révolue. Les sequins ont été remplacés par du glitter et de la colle !
La broderie se fait discrète sur cet élégant manteau qui aurait mérité une robe plus luxueuse, la même en satin rose aurait été plus classe.
La poupée est superbe, il n’y a rien à redire mais comme toujours le prix demeure excessif pour ne se contenter que d’une poupée Model Muse.
J’y ajouterai des strass et de légères plumes façon autruche dans le bas de la robe pour un effet « music hall ».
Célébrer son anniversaire avec ses amis : totalement daté. La tendance est de partir sans Barbie, en célibataire.
Ken s’émancipe ! Fort d’un partenariat avec Expedia, Ken visite le Japon, le Mexique grâce à la plateforme de réservations de voyage.
Car il faut bien l’avouer, sans Barbie, Ken est un peu perdu. Il ne sait pas prendre de décisions, il est tellement l’ombre de Barbie depuis si longtemps.
Avec son écharpe de soie au vent et son petit coupé bien voyant, quand est-ce que Ken fait son coming-out ?