• Barbie

    Le nouvel packaging Fashionistas est-il plus écolo ?

    Cela fait un moment que je n’ai pas eu de Barbie Fashionistas entre les mains et je découvre avec stupeur leur nouvel emballage. Tout autant rose qu’avant mais forcément moins vert !

    Pour avoir manipulé des tonnes d’emballages pendant les 16 ans de Miss Vinyl et avoir eu conscience du poids écologique des milliers d’arbres sacrifiés sur l’autel des « shipping boxes« , je n’ai jamais compris pourquoi les fabricants ne faisaient pas plus d’efforts pour repenser leurs emballages.

    Que ce soit Tonner et ses immenses boîtes avec du vide mais qui avaient le mérite d’être jetables en container recyclage cartons ou Mattel qui détient la palme des machins en plastique collés à du carton et donc pas recyclables, une prise de conscience est peut-être déjà là mais il y a du boulot !

    Je suis consternée par cette trousse-boîte, qui forcément ne sera pas recyclable à cause du zip. Ok, c’est sympa, ça va me servir à ranger mon make-up, mais au bout de 15 ou 20 fashionistas, on en fait quoi ?!

    Un coup de ciseau pour enlever le tag plastique et on accède très facilement à la poupée dans sa gangue plastique, retenue à la taille par un fil nylon. Et il faut bien un bout de carton pour vendre et apposer des logos de recyclage assez obscurs qui donnent la composition mais pas la capacité à être recyclé. Et tout ce packaging n’est pas fabriqué à partir de plastiques recyclés.

    Les petites mimines enfantines vont adorer car elle accèdent au produit en 3 secondes alors qu’avant il fallait sortir l’armada cutter-ciseaux-énervement-ongle cassé.

    A l’heure où de plus en plus de gens donnent une seconde chance aux objets, la vraie innovation Mattel serait une prise de conscience à véhiculer à leur jeune public. Soit par un emballage réellement recyclable soit par une composition verte (et j’ai toujours pensé que c’était l’avenir de la poupée surtout celui de la playline), en amidon de ce que voulez, patate ou maïs, une fois obsolète, on l’enterre et on fait pousser des graines ! Mieux qu’une tête de sardine au fond d’un trou de tomate !

  • Autres poupées

    Le créateur des Bratz et des poupées Lol s’en prend à une influenceuse noire

    Il y en a une qui ne rigole pas, c’est l’influenceuse américaine Amina Mucciolo qui accuse la société MGA Entertainement de lui avoir volé son look !

    Le ton est vite monté sur Twitter entre la reine d’Instagram et le grand patron tant est si bien que ce dernier l’a traitée de menteuse et de honte à sa communauté en pleine période Black Lives Matter.

    Amina Mucciolo, 37 ans,a affirmé que la poupée LOL Surprise ‘Rainbow Raver’ de MGA Entertainment lui ressemble comme deux gouttes d’eau et a été produite sans sa permission.

    La poupée, sortie l’été dernier, a les mêmes cheveux arc-en-ciel que Mucciolo arborait dès Novembre 2018.

    Cette dernière a interpellé MGA Entertainment sur les réseaux sociaux et dit avoir été ignorée par eux.

    LOL Surprise a nié copier son look, en disant que la poupée était en développement bien avant qu’elle ne porte sa coiffure bariolée

    L’influenceuse n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle a déjà auparavant attaquer Lisa Frank d’avoir copié sa cuisine.

  • Miss, myself & I

    Le monde de la poupée est-il devenu fou ?

    Le confinement m’aurait-il fait perdre tout notion de bon sens ? Ou du moins le sens des affaires. Suis-je à ce point déconnectée du monde de la poupée depuis un an ?

    Jamieshow fête ses 10 ans et pour l’occasion George, son directeur artistique/tête pensante, met en vente une partie de sa collection personnelle de vêtements de poupées.

    Et quelle n’est pas ma surprise de voir qu’une simple robe Tonner Théâtre de la Mode pas spécialement rare, affiche un rondelet prix de 225$ ! J’ai pensé que c’était un prototype, mais non, la robe a juste été manipulée par le Maître !

    Concernant la robe Monaco (à droite), je la propose à 10 € dans les vêtements à vendre en séparé. Je ne me la pète pas assez il faut croire… Touchée par Miss Vinyl, ça doit bien valoir dans les 250 euros non ?

    #45 – Robe de mariée avec voile – 10€
  • Barbie

    Dads who play Barbie ou comment rentabiliser son enfant

    Mattel vient de lancer une campagne de communication centrée sur l’interaction Papa – Fille dans le jeu à travers notre chère Barbie.

    L’idée est louable et les films sont tirés à quatre épingles, les papas bien masculins 100% pur jus américain. Les métiers joués sont à mille lieues des idées convenues. Les paléontologistes ont remplacé les ménagères.

    En deuxième lecture, je déplore le fait que jouer avec sa fille passe par un objet totalement estampillé marketing fille.

    Dans mon enfance (les années 70), mon père n’a jamais joué à la Barbie avec moi sauf pour lui fabriquer, à ma demande, un parachute pour la balancer du balcon (je suis une fille de militaire, on ne se refait pas). Papa, quand il jouait avec mon frère et moi, nous confectionnait des tipis indiens, des cabanes dans les bois ou des châteaux forts faits de livres. Je pouvais jouer à tout, à la poupée et aux Playmobil, circuit électrique, Lego… il n’y avait de différenciation de sexe et d’ailleurs mon frère jouait à la Barbie avec moi. Papa construisait un cadre à notre imaginaire. Il n’était pas là pour nous dire comment jouer, il n’entrait pas dans notre monde. Mais cette une autre époque je le reconnais.

    En troisième lecture, ce qui me fait dresser les cheveux sur la tête est ce slogan en fin de film :

    « Le temps passé dans son monde imaginaire est un investissement dans son monde réel ».

    Waouh ! ça envoie du steak ! Tellement représentatif de notre société actuelle. Le mot investissement me brûle la rétine ! Le terme « spent » aussi car en anglais il veut aussi dire « dépenser ».

    Donc vous ne faites plus des enfants pour simplement perpétuer l’espèce et transmettre vos valeurs, NON ! Vous investissez dans l’avenir. Si on suit cette logique, on attend de la petite fille un retour sur investissement ! « Bon, on veut bien te payer des barbies et prendre des voix stupides pour te faire plaisir mais ma cocotte t’as intérêt à nous réussir Sciences Po sinon tu vas te manger le monde réel dans les dents ! « . Effroyable société des adultes qui veulent rentabiliser l’imaginaire des enfants et bien entendu payer les dividendes des actionnaires.

    Ce qui pourrit notre société ce sont ces gens qui font des milliards avec du vent. Il faut désormais rentabiliser des fractions de secondes, de la bande passante, de la valeur future, du Co2 et maintenant l’imaginaire des enfants ?

    Laissez-les s’ennuyer, faire ce qu’ils souhaitent ou ne rien faire aussi, puis prendre un crayon, un bout de papier, faire une robe à sa poupée avec une chute de tissu, un lit avec une boîte de chaussures. Laissez les créer leur monde imaginaire à leur échelle.

    Barbie est là pour jouer un rôle dans ce monde pas pour le diriger d’une main de fer.