C’est toujours avec nostalgie et émeveillement que l’on ressort les poupées Tonner de leurs boîtes. Cette Mei Li Manhattan Magic n’échappe pas à la règle.
Même si elle n’est pas dans ma collection, cette Mei Li a une place particulière dans mon cœur.
Elle est le point de départ de l’aventure Miss Vinyl.
On rembobine… On est en 2003, je déambule dans les allées du PFDF avec une amie collectionneuse totalement fan des Tonner. A cette époque, je n’en ai que 2 une Tyler Signature rousse à mains de bucheron et la Mei Li Embassy Dinner, mon premier achat.
Mon amie est subjuguée par cette Mei Li hyper chevelue, moi je lui préfère la mienne au carré strict. De là naît une discussion : « Et si tu les distribuais ? » me dit mon amie. L’idée de me lancer dans un business de poupées, why not ? Après tout, je vendais déjà quelques barbies sur eBay.
Contact est pris avec Robert Tonner, très timide derrière son stand. Il m’a fallu 5 mois pour monter mon entreprise, mon site de vente et recevoir les 6000$ de marchandises Tonner, un travail de titan. En septembre, j’expédiais mes premières commandes.
La carrière des CED Dolls fut brève aussi il n’est pas facile de les habiller mais c’est sans compter les expérimentations de Miss Vinyl !
J’adore mes poupées CED (49,5 cm) de Doug James et les conserve amoureusement. Mais n’y joue pas souvent car les vêtements sont limités et leur style un peu has been.
Donc je leur essaye tout ce qui me passe par les mains car elle ont une carrure plutôt « soviétique ».
Les voilà relookées en tenues Ashton Drake.
Chiara en robe Ashton DrakeConstance en robe Ashton Drake
Il s’avère que j’avais remisé au grenier des poupées de porcelaine Ashton Drake « Lady Di ». Je ne suis absolument pas fan de la princesse et il faut l’être à fond pour apprécier ces poupées tant elles sont laides.
C’est dommage car les robes sont de très belle qualité malgré le look vintage.
Ce qui va être drôle c’est relooker les moches Lady Di !
Ce qui m’a toujours plus c’est son sculpt « Nichelle » que j’adorais déjà à l’époque des Shani. J’en avais une belle collection, revendue pour le financement de Miss Vinyl.
Ce qui me retenait : la tenue, surtout cette jupe affreuse, d’un bleu canard pas du tout assorti au chemisier (elle rend mieux en photo qu’en vrai).
Chose surprenante, une fois déshabillée, la tête de la Barbie parait riquiqui comparée au corps curvy.
Tout ceci n’est pas bien grave. Elle a été achetée pour en faire une Mammy d’Autant en emporte le vent. Personnage incontournable et très rarement produit en poupée.
Comme Tiny Kitty, je pense que nous sommes chanceux d’avoir pour une fois un beau soleil qui nous réchauffe le corps et l’âme.
En ce jour de repos, c’est lecture en chaise longue à l’ombre du cerisier… Miss Dior de Justine Picardie, une biographie recherchée sur la sœur, trop souvent oubliée dans la sphère Christian Dior. Tout n’est pas que falbalas et froufrous, cette femme discrète a fait preuve d’un grand courage pendant la seconde guerre mondiale. Internée, torturée puis envoyée en camp de concentration, elle a peu fait parler d’elle.
La lecture de l’ouvrage s’avérant sérieuse et pesante parfois (j’en suis à la période des camps), quoi de mieux que quelques photos de ma dernière trouvaille pour changer d’univers…
Trouvée à Plancoët, à La Maison de Poupée, une exclusive Tiny Kitty de 2004 « Parisian Brunch » éditée pour la Paris Fashion Doll Festival à 150 ex.
Etant une follingue du tissu plumetis sous toutes ses formes, je n’ai pas hésité une seconde. D’autant que la tenue ressemble à celle portée par I love Dee Anna de 2012.
J’ai toujours adoré Tiny Kitty. Mais à l’époque, je privilégiais les Barbies Silkstones, on ne peut pas tout collectionner malheureusement.
D’un clic, l’IA a créé d’un seul jet ma paper doll Barbie d’après mon cliché.
J’ai toujours adoré les paper doll Barbie et aussi celles de Tom Tierney que je ramenais des Usa. Enfant, j’en fabriquais pour m’occuper durant les grandes vacances chez ma grand-mère.
L’IA me replonge dans la magie de l’enfance d’un clic. Le plus dur étant de maîtriser la syntaxe du « prompt » soit les ordres d’exécution que vous donnez à l’appli.
Pour un premier essai, je trouve cela très réussi. Je lui ai donné mon cliché de la Barbie Basics Kit en exemple.